Le tribunal correctionnel de Sidi M’hamed a rendu son verdict dans une affaire de détournement de confiance qui secoue l’opinion locale. Un imam a été reconnu coupable d’avoir utilisé à des fins personnelles des fonds initialement destinés à la Zakat.
La justice a tranché. À l’issue d’un procès suivi de près, l’accusé a été condamné à une peine de six mois de prison ferme, assortie d’une amende de 20 000 DA. Au-delà de la sanction pénale, le tribunal a ordonné le versement d’une indemnité de 580 000 DA à la victime pour réparer le préjudice subi.
Une affaire de confiance trahie
L’origine de ce litige remonte à une plainte déposée par un citoyen. Ce dernier avait remis à l’imam une somme conséquente de 58 millions de centimes, destinée aux œuvres de bienfaisance dans le cadre de la Zakat.
Cependant, la victime a rapidement découvert que l’argent n’avait pas atteint ses destinataires légitimes. Selon les éléments présentés lors de l’audience, l’accusé aurait disposé de cette somme à sa guise, détournant ainsi la mission sacrée et sociale dont il avait la charge.
Un déni face aux réquisitions
Lors de sa comparution, l’imam a fermement nié les accusations portées contre lui, réfutant tout détournement de confiance. Malgré cette ligne de défense, les preuves et le témoignage de la partie civile ont pesé lourd dans la balance.
De son côté, le représentant du ministère public avait initialement requis une peine plus sévère, réclamant un an de prison ferme et une amende de 100 000 DA, soulignant la gravité de l’acte au regard de la fonction de l’accusé. Après délibération, le juge a finalement opté pour la sentence prononcée ce jour.
Cette condamnation rappelle l’importance de la transparence dans la gestion des fonds cultuels et la rigueur de la loi face aux abus de confiance, quel que soit le statut de l’auteur des faits.