Alger adopte le protocole TNVR : Un nouveau regard sur les chiens errants

C’est un tournant majeur dans la gestion de l’espace urbain à Alger. Longtemps au cœur de polémiques, la problématique des chiens errants fait désormais l’objet d’une stratégie structurée et respectueuse du vivant. Sous l’impulsion du wali d’Alger, Mohamed Abdelnour Rabhi, la capitale rompt avec les méthodes du passé pour adopter une approche scientifique et humaine : le protocole TNVR.

Le TNVR : Une solution durable et scientifique

Pour la première fois, les autorités de la capitale misent sur une méthode reconnue internationalement pour stabiliser les populations canines sans avoir recours à l’élimination. Le protocole TNVR (Trap-Neuter-Vaccinate-Return) repose sur quatre étapes clés :

  1. Capture des animaux dans leur milieu.
  2. Stérilisation pour stopper la prolifération de manière naturelle.
  3. Vaccination systématique, notamment contre la rage, pour protéger la santé publique.
  4. Remise en liberté de l’animal dans son environnement d’origine.

Cette méthode permet de maintenir une population canine saine et stérile, qui protège naturellement son territoire contre l’arrivée de nouveaux spécimens non vaccinés.

Une collaboration inédite pour le bien-être animal

La mise en œuvre de ce programme repose sur une coordination étroite entre plusieurs acteurs publics :

  • L’Entreprise HUPE (Nettoiement et protection de l’environnement) assure le volet opérationnel sur le terrain.
  • Le Parc Zoologique de Ben Aknoun (El Wiam El Madani) apporte son expertise technique et logistique pour l’accueil et les soins.

Cette initiative répond à une demande de longue date des associations de protection animale en Algérie. En intégrant la dimension de « respect du vivant » dans la gestion de la cité, Alger se positionne comme une métropole moderne, capable de concilier sécurité des citoyens et éthique.

Vers une cohabitation apaisée

Au-delà de l’aspect sanitaire, ce programme vise à transformer le visage de nos quartiers. Un chien stérilisé et vacciné est moins agressif et ne représente plus un risque de transmission de maladies. Pour les riverains, c’est la promesse d’une cohabitation plus sereine avec ces animaux qui font, qu’on le veuille ou non, partie du paysage urbain algérois.

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