Modernisation d’Alger : 384 millions de dollars pour tout changer.

Le Wali d’Alger, Mohamed Abdennour Rabehi, vient d’annoncer une enveloppe colossale de 384 millions de dollars (soit environ 50 milliards de dinars) pour transformer la capitale. Ce budget record ne vise pas seulement à embellir les façades, mais à redessiner la silhouette même d’Alger. Cependant, derrière ces chiffres impressionnants, le défi reste entier : une administration sommée de suivre le rythme et des citoyens qui attendent un désengorgement réel d’une ville asphyxiée.

Une ambition maritime et économique

L’enjeu de ce projet est double : touristique et économique. L’idée phare est d’ouvrir enfin la ville sur sa baie grâce à des routes littorales qui valoriseront le foncier côtier et stimuleront l’attractivité de la zone. Des études sont déjà en cours pour lancer de nouvelles tranches de ce projet qui prévoit la création de vastes espaces de loisirs et d’infrastructures modernes.

Rigueur administrative : Livraison impérative en 2026

Conscient des retards chroniques, le Wali a été catégorique : les projets doivent être livrés dans l’année en cours. Il a également insisté sur l’assainissement des situations financières des entreprises de réalisation. Une mesure de saine gouvernance destinée à maintenir la cadence des chantiers et à préserver l’outil national de construction.

L’épreuve du quotidien : Embouteillages et disparités

Toutefois, pour passer d’une « ville en chantier » à une métropole internationale, Alger doit lever ses freins historiques. Le premier reste le calvaire des embouteillages qui pourrissent la vie des travailleurs et des citoyens. Si ces nouvelles routes littorales ne s’accompagnent pas d’un plan de désengorgement global, le gain en attractivité sera étouffé par la saturation du trafic.

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