Le Handala, la flottille qui met le cap sur Gaza pour briser le blocus et défendre les enfants

Ce dimanche 20 juillet 2025, un nouveau chapitre s’ouvre dans l’histoire de la solidarité avec le peuple palestinien : le Handala, navire de la Coalition de la Flottille de la Liberté, quitte l’Italie pour prendre la mer en direction de Gaza. À son bord, des journalistes, des avocats, des militants pour la paix – dont plusieurs figures françaises comme Gabrielle Cathala, députée insoumise, et Emma Fourreau, eurodéputée – embarquent avec une mission : briser le silence, dénoncer le blocus et porter haut la voix des enfants de Gaza, qui représentent plus de 50 % de la population de l’enclave.

Le navire s’appelle Handala, un nom qui n’a pas été choisi au hasard.

Un nom chargé d’histoire et de résistance

Handala, c’est le petit garçon que l’on voit depuis des décennies sur les murs des camps de réfugiés, des check-points et même du mur de l’apartheid israélien. Haut comme trois pommes, les mains croisées dans le dos, toujours représenté de dos, il est devenu un symbole incontournable dans tout le monde arabe. Il ne se retournera, disait son créateur Naji al-Ali, que lorsque la Palestine sera libre.

Né le 5 juin 1967, le jour de la « Naksa » (la seconde catastrophe pour le peuple palestinien), Handala porte en lui l’amertume de l’exil – son nom même fait référence à la coloquinte, fruit du désert aussi amer que le déracinement. Son créateur, le dessinateur palestinien Naji al-Ali, a été assassiné à Londres en 1987, probablement par le Mossad. Mais Handala, lui, n’a jamais cessé d’être présent, debout, muet mais inflexible, témoin vigilant des injustices et des crimes commis contre son peuple.

Une mission pour les enfants de Gaza

Aujourd’hui, c’est en son nom que cette flottille prend le large. Car cet été encore, Gaza subit des bombardements incessants. Des frappes ont touché des écoles, des hôpitaux, des lieux de culte. Des distributions d’aide alimentaire se transforment en pièges mortels. L’isolement imposé à la population par le blocus continue de priver les Gazaouis des biens les plus élémentaires et de leur liberté de mouvement.

Le Handala est donc bien plus qu’un bateau : c’est un message, une lumière, une présence. Un rappel à tous les citoyens du monde que Gaza existe toujours, et que ceux qui y vivent méritent que l’on reste vigilants. Que l’on garde les yeux ouverts.

Ne détournez pas le regard

Nous affirmons notreon plein soutien à l’équipage du Handala, « honneur de l’humanité », et appelons la société civile internationale à ne pas détourner le regard. Car le danger est réel. La menace est constante. Et le silence, parfois, tue autant que les armes.

Suivre le Handala, c’est choisir de ne pas détourner les yeux de ce qui dérange, de ce qui fait mal, mais qui doit être vu. C’est faire le choix d’un engagement pacifique mais ferme pour le respect du droit international, la levée du blocus et la dignité d’un peuple.

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